Piwik

vendredi 10 juillet 2015

Le différent, à Bordeaux : notre avis

J'avoue que j'ai longuement hésité à publier ce billet... Dans la littérature érotique, on trouve deux types de textes. Les textes imaginaires, issus des fantasmes de leurs auteurs, et les textes qui relatent, avec plus ou moins de fidélité, un peu du vécu de l'auteur. Publier ce billet levait donc un pan de vérité sur un flou que j'avais jusque-là toujours entretenu dans mes correspondances... Mais je constate que l'immense majorité des auteurs érotiques sont parisiens, et ne parlent que de Paris et de ses clubs, alors j'ai décidé de contribuer à ma façon à démontrer qu'en Province aussi, on peut trouver des endroits sympathiques.


C'était il y a quelques mois. Cinq jours de liberté, enfants confiés à leurs grands-parents, enfin un peu de temps rien que pour nous. C'est presque devenu une tradition : chaque fois que cela se produit, nous nous organisons une sortie coquine, dans un club libertin. Si les premières fois j'y étais particulièrement mal à l'aise, j'en ai finalement pris un peu l'habitude, et j'y vais avant tout pour me détendre, ces établissements étant tous équipés de bains à bulles. Cette fois-ci, nous avons jeté notre dévolu sur un sauna : le Différent, à Bordeaux. Habituellement, nous ne fréquentions que des clubs "dansants", qui tiennent autant de la boîte de nuit que du lieu libertin. Nous appréhendions un peu, craignant d'entrer dans une sorte de supermarché du sexe... Mais en toute sincérité, j'étais très curieux de découvrir une ambiance que j'imaginais très différente ce que nous connaissions déjà.

C'est un établissement vraiment très grand, caché dans une ruelle proche du centre-ville. Il a été très difficile de se garer, et nous avions quasiment abandonné l'idée de notre soirée libertine lorsque nous avons enfin trouvé une solution (je vous conseille le parking de la Cité, à 5 min à pieds à peine). L'entrée ressemble à celle d'un garage. Ça ne paie pas de mine, vraiment. Une fois passé le sas d'entrée, l'ambiance change radicalement. Les lieux baignent dans la pénombre. La voix douce et très sensuelle de la magnifique hôtesse d'accueil invite déjà à la débauche... Dès le droit d'entrée réglé, on se dirige vers les vestiaires, séparés : un pour les hommes seuls, un autre pour les femmes ou couples. C'est le seul endroit correctement éclairé du club. Partout ailleurs l'ambiance est très feutrée. Les quelques écrans diffusant des vidéos sont en sourdine : on n'entend que des gémissements étouffés, contribuant à créer une ambiance très intimiste.

Nous avons passé les premières minutes de notre visite à examiner la configuration des pièces. En vrac, on y trouve : une chambre avec un grand lit rouge équipé d'entraves, une pièce avec un mur à trous (le fameux glory hole), et bien entendu des équipements mouillés (sauna et hammam). Le sauna m'attirait beaucoup, hélas ma compagne supporte mal cette ambiance saturée d'humidité. Le hammam en revanche ne m'a, comme toujours, pas laissé un bon souvenir : le parfum synthétique très utilisé dans les équipements de ce type me tuerait en quelques minutes je pense (je dois être allergique à un de ses composés). A noter que ce n'est pas une spécificité du Différent : le même parfum est utilisé dans l'espace détente de notre piscine municipale. Mais si vous n'y êtes pas sensible, cela ne devrait pas vous gêner.

L'accès à la seconde partie de l'établissement se fait par le fond, et là nous avons eu quelques surprises... Une (vraie) voiture trône en effet au milieu d'un couloir, prête à faire voyager les passagères. Attention à ce sujet : son capot n'est pas forcément apte à supporter le poids de deux corps enfiévrés... Attenante à ce couloir, une pièce entièrement plongée dans le noir (il faudra d'ailleurs que je termine une histoire à ce sujet), où les corps peuvent se frôler, se caresser dans le plus total des anonymats. Attention : on peut avoir quelques surprises ici... 

Le compte Facebook de l'établissement mentionne également une table gynéco pour les aspirants médecins ayant raté leur première année. Nous l'avons hélas ratée, sinon j'aurais volontiers repris mes études de médecine... 

Au final, ce club est vraiment très, très bien agencé, et bien équipé. Nous y avons passé des instants vraiment étonnants, et nous y reviendrons sans hésitation si l'occasion se représente. Cela n'a rien à voir avec le supermarché que nous avions pu imaginer. Du moins si c'est le cas, les femmes n'en sont pas le produit, mais bien les consommatrices ;-) ... La clientèle s'est montrée respectueuse, l'esprit libertin nous a semblé plus présent que dans les clubs visités précédemment. D'excellents moments en somme, vraiment.

PS : pour les curieux, une partie de notre soirée est racontée dans l'histoire "Première fois au sauna", dans le tome 6 de mes histoires érotiques. Je vous en propose un petit extrait :

Je lui prends alors la main et nous retournons sur nos pas, en direction des douches. Ôtant sa serviette à l’entrée, la voilà toute nue à côté d’une demi-douzaine d’hommes croisés pendant la visite qui stationnent l’air de rien, à distance certes respectueuse, mais leur attention clairement focalisée sur son corps, espérant secrètement les faveurs de cette superbe jeune femme. Mais elle semble gênée et entre rapidement dans la douche. Je me dévêtis également pour la rejoindre lorsqu’un des mateurs, musclé, me grille la politesse et entre à ses côtés Sans gêne il exhibe dans la pénombre un gros sexe déjà à moitié érigé. A plusieurs reprises il la frôle au prétexte de mouvements fortuits. Je suis presque hypnotisé par la scène car je la sens réceptive à ces manœuvres de séduction pourtant bien grossières. Mais ces instants prennent vite fin car l’eau, un peu trop fraîche à son goût, la fait frissonner. Elle ressort, ruisselante et me laisse sa place. Alors que j’entre, je constate que tous les regards sont braqués sur sa chatte impeccablement rasée et ses seins dressés par l’excitation et la relative fraîcheur de la douche. Et dès que je presse à mon tour le bouton-poussoir, son prétendant, après un rapide coup d’œil dans ma direction, la suit et engage la conversation à voix basse. Le bruit de l’eau couvre leurs échanges. Je ne m’attarde pas et lorsque je la rejoins, il reprend ses distances. Elle évite mon regard, et je n’ose rien demander. Cette fois elle remet sa serviette autour de sa taille, et c’est seins nus qu’elle me devance dans le couloir. Nous laissons derrière nous dans la pénombre les regards concupiscents de tous ces mâles en rut. Je dois avouer que, plus que troublé, je suis excité par la situation…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire